Regardons la Nature de près

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7 - Pics & rapaces à la Haute-Île

Publié par Olivier Hepiegne sur 2 Décembre 2011, 21:16pm

Catégories : #NATURE

Vous trouverez dans ce court article les pics et rapaces les plus couramment rencontrés.

Contrairement à d'autre parcs de notre département le pic noir n'est pas présent sur le site.

Pour l'instant j'ai pu observer : le pic vert, le pic épeiche et le pic épeichette.

Un jour y-aura-t-il le pic noir, et le pic mar ? Patience, patience ....

 

Les 3 pics du parc la Haute-Île

 

Le pic vert

 

Ce qui me surprend toujours chez le pic vert c'est le temps passé parterre, bien plus que dans les arbres. C'est normal car contrairement à ce que l'on peut penser cet oiseau se nourrit essentiellement de fourmis et de larves. Mais à quoi sert son bec ? D'abord, à creuser son nid dans les arbres, ensuite son bec protège sa longue langue pour attraper les insectes sous les pierres par exemple. Au Château de Vincennes, à cinq mètres, j'ai vu un pic adulte passer sa langue sous chaque pierre.

 

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Le voici dans l'herbe bien haute pour passer inaperçu. La terre est tellement détrempée qu'elle lui colle au bec !

 

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Le pic vert a deux doigts devant et deux derrière avec des ongles courbés. Il peut ainsi se tenir sur n'importe quel arbre, voir des poteaux télégraphiques ! Pour garder son équilibre le pic utilise les plumes de sa queue. Ce que nous retrouvons aussi bien chez le pic épeichette et épeiche.

La photo ci-dessous a été prise au Château de Vincennes. Nous voyons bien les doigts, le plumage tacheté de ce jeune pic et le rôle de la queue pour bien se tenir sur un plan vertical. 

 

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Une chose curieuse : le pic vert pousse son cri après s'être déplacé. Lorsque je le recherche son cri ne peut pas m'être utile, il est déjà caché alors que son vol lent et montant-descendant m'aurait facilité la prise de photos.

 

Le voici sur un tronc dépourvu d'écorce, aucun problème pour ses griffes !

 

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Lorsque la terre colle au bec, j'ai la solution : je frotte mon bec sur le plat du poteau de clôture !

 

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Le pic épeiche

 

Un autre pic toujours présent dans le parc : le pic épeiche, de préférence en haut des arbres.

 

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En automne ou en hiver je vois souvent deux pics épeiches se pourchasser.

 

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Si vous avez lu le deuxième article vous avez vu les arbres percés de toute part.

Les responsables de ces trous sont ces 3 pics. Ils creusent les troncs pour établir leur nid, et si l'arbre est mort le nombre de trous peut être conséquent car le pic épeiche recherche les vers. L'arbre mort fait donc partie de son cadre de vie, il n'est pas question de le retirer sous prétexte qu'il n'embellit pas la vue.

 

Comment distinguer à l'oreille le pic épeiche du pic vert : le rythme des coups de bec de l'épeiche est plus élevé.

 

Je me suis toujours dit que le pic épeiche est un oiseau que l'on peut voir loin des habitations.

J'ai donc été très surpris de le voir dans un lotissement (en Côte d'or), puis cet été à Neuilly sur Marne (rue Gambetta). Il suffit d'avoir des boules de graisse dans son jardin pour qu'il vienne ! (et pas trop de passage ...)

 

Le pic épeichette

 

Alors que le pic épeichette n'avait pas été vu dans le parc de la Haute-Île depuis plusieurs années j'ai eu la chance de voir un mâle (il a sur la tête une calotte rouge). Ce pic n'est pas plus gros que la mésange charbonnière. Comme les autres pics les plumes de la queue servent d'appui.

Il suivait un groupe de mésanges. En regardant son plumage sur le dos j'avais l'impression qu'il était fripé.

 

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Ce matin j'ai eu une grand satisfaction de le revoir : il allait d'arbre en arbre en quête de nourriture.

La lumière était bonne en ce mois de décembre. Moins craintif qu'en été j'ai pu le photographier plus facilement, même si les branches d'un arbre me gênaient.

Voici donc deux photos pour vous montrer les différentes caractéristiques de son plumage et dans sa manière de se tenir sur les branches.

 

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Les griffes lui sont particulièrement adaptées pour se tenir la tête en bas !

 

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Une autre démonstration de son aptitude à l'acrobatie :

 

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Partie de chasse et de jeux entre pics épeichette et épeiche

 

En ce jour de janvier 2012, j'ai revu le pic épeichette mâle et plusieurs pics épeiches. Ces derniers se pourchassaient pendant que notre épeichette est venu chasser les insectes sur leurs arbres. De par sa taille le pic épeichette ne peut pas faire front à un oiseau trois fois plus gros. La nourriture est plutôt limitée ces temps-ci, alors pas question de voir un concurrent sur les lieux. 

Voici donc notre pic épeichette en train de tambouriner l'écorce d'un peuplier. La vitesse de prise de vue est volontairement lente pour montrer que la tête est en mouvement.

 

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Puis il regarde si les vers sortent de leur habitat

 

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S'il ne prête pas attention aux alentours il pourra être surpris.

Le peuplier a l'avantage d'être tendre alors forcément les pics se retrouvent dans cette allée longeant le canal de la Marne.

Il jette un coup d'oeil à gauche et à droite pour s'assurer que tout est tranquille. (Sous cet angle le bec est pointu et les griffes du pic ont la forme particulière pour assurer une bonne prise dans l'écorce)

 

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A force de tambouriner, il attire la convoitise des plus grands. Je ne l'ai pas vu manger quoique ce soit (la fine langue peut passer inaperçue) et le pic épeiche n'a pas fait mieux.

Ci-dessous cette photo montre par le pur hasard cette paupière protectrice.

 

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Une fois assuré que le pic épeichette ne reviendra pas il fait le tour de l'arbre puis continue ses parties de jeux.

Il est au sommet, encore un coup d'oeil en arrière et puis

 

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...il épluche un tronc mort au passage, puisque personne ne vient le déranger !

 

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Dans leurs jeux ils prennent des postures assez comiques, comme celle-ci. Mais, nargue-t-il les visiteurs ou ses congénères ?

 

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Les rapaces à la Haute-Île

 

Quels sont les rapaces réguliers dans le parc départemental ?

Je dirai : faucon crècerelle, épervier d' Europe, faucon hobereau. Le recensement de Jean-Pierre Jurado comprend aussi : bondrée apicore, busard Saint-Martin, buse variable. Je sais que des promeneurs ont vu la buse en août 2011.

Ces noms me donnent envie de les voir plus souvent et de plus près car ces rapaces sont pourvus de griffes acérées, des yeux très beaux, d'un bec crochu pour déchiqueter les proies et une envergure d'ailes particulière. Certains sont très rapides alors que pour d'autres la technique de chasse n'est pas basée sur la vitesse, comme le faucon crécerelle.

Il y a tellement de plaisirs à voir le surplace du faucon crécerelle ou le vol du faucon hobereau chassant les odonates, hirondelles et martinets par exemple.

 

Pour commencer le faucon crècerelle :

 

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Il n'est pas rare de le voir poursuivi par une corneille noire. Malgré son bec et ses griffes il préfère fuir et se mettre à l'abri dans les bois.

Ici le rat n'a pas eu de chance.

 

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Ci-dessous le faucon hobereau :

 

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Sous cet angle nous pouvons apprécier les couleurs et motifs des plumes, la longueur de ses ailes et le rôle des plumes de sa queue pour un vol d'observation. Si une proie est en vue il plonge droit dessus !

 

En septembre 2012 j'ai eu la chance de voir le faucon hobereau en chasse. Le voici volant au-dessus de ma tête.

 

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Enfin pour terminer l'épervier d' Europe.

 

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Ce jour-là l'épervier est venu par l'est. il n'était pas très haut. C'est à ce moment que j'ai pu le photographier. Puis il a pris soin de se mettre devant le soleil pour tournoyer. Étant aveuglé l'épervier a su se mettre à l'abri du danger mais aussi passer inaperçu. Ensuite il a continué son vol en direction de l'ouest.

 

Un autre jour je l'ai vu posé sur un poteau de clôture. La corneille noire n'aime pas que ce rapace soit sur ses terres. Au début je ne l'avais pas repéré depuis l'observatoire. Les allées et venues de 2 corneilles au-dessus de sa tête ainsi que leurs cris ont attiré mon attention. Peu de temps après l'épervier prit la fuite pour se réfugier dans les arbres. Juste avant qu'il disparaisse j'ai pu prendre cette photo.

 

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En mai 2012  deux éperviers femelles sont en chasse. Par manque d'expérience je n'ai pas pu suivre les piqués car ces chasseurs savent très bien foncer à la verticale sur leur proie.

 

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En avril 2013 

Un épervier mâle adulte, à la recherche de passereaux :

 

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En mars 2012 j'ai pu photographier la buse variable. C'est toujours une question de patience.

Elle était bien haut dans le ciel. C'est la première alors la voici !

 

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Janvier 2013, une buse est poursuivie par un groupe de 4 corneilles noires. Elles obtiendront ce qu'elles voulaient : la buse quitte le parc.

 

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Févier 2013, le busard Saint-Martin est recensé sur le parc départemental la Haute-Île, pour la première fois depuis son ouverture en février 2008.

Il était très haut dans le ciel, la photo est médiocre mais sa présence est très importante.

Le scénario est toujours le même : les corneilles poursuivent le rapace.

 

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Cet article se termine et si par chance je croise l'un de ces rapaces ou pics je ne manquerai pas d'insérer une photo dans cet article.

Octobre 2013

Le Busard des roseaux est de passage au parc. Il a survolé assez bas côté Marne.

une première pour moi mais pas pour le parc. Ses passages sont rares.

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