Regardons la Nature de près

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51 - Il n'y a pas de répit en hiver : 23/02/2013

Publié par Olivier Hépiègne sur 24 Février 2013, 17:16pm

Catégories : #NATURE

23/02/2013

 

L'hiver continue de nous montrer ce que ce sont les températures en-dessous du 0°.

Si vous avez lu quelques précédents articles vous savez ce que veut dire une température communiquée aux infos et celle que l'on peut ressentir au parc départemental.

Dans les médias aujourd'hui c'est -4° sans le vent et mais au niveau des bassins ou de la Marne c'est toujours un peu plus froid. 

 

Par bizarrerie les bassins commencent à geler alors que la semaine passée ils l'étaient pour une température un peu moins froide.

Voici le début du gel. Cet arbre a normalement de l'eau à côté de ses racines. Mais ça fait quelques semaines qu'il en a jusqu'à la ceinture.

 

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L'observatoire commence lui-aussi à avoir ses fondations submergées. Un grand cormoran se trouve juste devant.

 

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Les troglodytes sont moins chanteurs, la jeune cane chipeau est devenue sédentaire pour cet hiver, tout comme les fuligules morillons et milouins.

Dans ce passage les limnées ne sont jamais tranquilles. Ce matin j'ai pu voir comment un morillon a avalé cet escargot d'eau douce de bonne taille.

 

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Puisqu'il avale la limnée avec sa coquille, comment fait-il pour tout digérer ? Un rejet des parties dures ? Jamais vu mais je suis curieux. Les hiboux et autres oiseaux ont bien des boulettes de réjection que l'on dissèque par loisir et pour reconstituer le rongeur mais aussi pour étudier leur alimentation.

 

Un couple de morillon, mais pour l'instant ils sont tous là pour hiverner.

Regardez bien : en avalant la limnée (elle est juste avant la gorge) il nous montre sa langue.

 

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Les limnées sont apparues soudainement. Une explication possible : des cygnes ou d'autres oiseaux de bassin peuvent emporter ces créatures collées à leurs pattes.

 

Deux jeunes grèbes castagneux vivent autour du premier observatoire. Celui-là change de zone de pêche.

 

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Voici un grèbe plus âgé. La couleur châtaigne et la tâche blanche sur le bec sont très visibles. Deux signes distinctifs de leur différence d'âge.

 

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Ces fuligules milouins en groupe de 25 s'accordent un hiver à la Haute-Île. Derrière eux les jeunes arbres sont aussi dans l'eau. Que restera-t-il de toute cette végétation lorsque l'eau aura retrouvé un niveau plus normal ? Car ces bassins sont tous alimentés par la nappe phréatique.

 

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Un autre nid constitué de brindilles et de mousse. Sa particularité : il est construit sur un poteau de clôture.

 

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Mais quel est donc l'avantage pour les animaux quand les arbres sont submergés ? Un milieu protecteur pour les plus petits. Pour ce grèbe un endroit pour rester au calme et finir sa nuit ?

 

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En groupe ou isolé le pinson des arbres traverse en long et en large le parc. Comparé à l'hiver précédent ils sont plus nombreux.

 

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Au bord de l'eau il y a des roseaux et par conséquent des bruants des roseaux. Ce beau mâle est un peu actif. Il recherche les points dominants. Notez son collier et ses moustaches tout blancs. 

 

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Il n'était pas le seul individu car un peu plus tard j'ai vu deux mâles et une femelle cherchant leur nourriture sur le chemin. La femelle est au milieu.

 

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Non loin de là, un héron cendré change lui aussi de terre de chasse. Il tente sa chance dans cette végétation ripisylve.

Le voici en phase d'atterrissage, un petit moment où enfin je peux bien voir ses ailes et les plumes de sa queue toutes ouvertes.

 

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La vie sauvage de ces animaux continue quelle que soit la saison. Il ne faut surtout pas se laisser endormir par des scènes qui semblent tranquilles.

 

Pour preuve, j'ai assisté à l'attaque d'un faucon émerillon ou de faucon pèlerin juvénile (en cours d'identification).

Au début une gallinule poule d'eau cherchait sa nourriture sur le bord du bassin. Ensuite un merle noir s'approche et fait comme à l'accoutumée, soulève des feuilles puis lève la tête et mange ce qu'il peut trouver.

Un oiseau vient de la droite. Cet oiseau prend de la vitesse en pliant ses ailes. En fait il fonce sur le merle. Par chance pour le passereau les branches l'arrêtent. Le merle en profite alors pour se sauver.

Ce rapace n'était pas gros mais sa rapidité m'a complètement surpris.

En fait le hasard a voulu que je le rencontre à nouveau en avril (article n°59). Il s'agit d'un épervier d'Europe mâle adulte. Mes impressions ont complètement faussé mon appréciation.

 

Lui aussi il ne laisse pas de répit. Ce faucon crécerelle recherche toujours des rongeurs ou des rats.

 

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Pour finir cet article vous avez successivement un écureuil roux, un ragondin, un fuligule milouin et une grive draine.

 

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Fin de l'article

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